03 novembre 2009
Halloween or how to be in a sugar high!
Trop de M&M's, trop de Starbust, de Snickers, de Fun dip, de Musketeers, de Goober's, de Tootsie Roll...et pourtant j'aime de plus en plus cette fête... J'aime préparer Halloween, décorer d'abord la maison, "carver la pumpkin", admirer les décorations des voisins, choisir les déguisements des uns et des autres, acheter les bonbons, préparer des desserts "spooky",... J'aime que la soirée d'Halloween soit remplie, j'aime qu'on s'invite avant et après le "treat or trick", j'aime maintenant préparer un repas spécial, comme le Chili... Et surtout j'aime cette fête, parce que personne ne se prend au sérieux. Finalement je me suis appropriée cette fête... Admirez mes "Glow Fingernails" ! Avant le "trick or treat", c'est l'occasion d'organiser des party pour les enfants, histoire de manger encore trop sucré mais surtout de s'amuser... Et le lendemain, la vie continue, on reprend ses habitudes, on va à la plage... La belle vie quand même, la vie en Californie...
28 octobre 2009
Trick or Treat...
Ca y est, c'est reparti, on ne voit plus qu'elle. La "Pumpkin" est partout. On ne mange que du "pumpkin bread", "de la pumpkin pie", des "pumpkin muffins",... Et à tous les coins de rue, les "pumpkin patch" se sont installés. Toutes les maisons arborent leur décoration Halloweeniène et l'on se prépare à fêter grandement Halloween, ce samedi : party, visite de maisons hantés, trick or treat évidemment... La tradition ne se perd pas ! Des pumpkins, des grosses, des petites, des blanches, des oranges, des belles et des pas belles. il y en a pour tous les goûts Qui n'a pas eu sa pumpkin ? on renoue avec la tradition des "Natives Americans" On choisit la plus belle, la plus grosse... dans les pumpkin patch On choisit les décorations les plus "spooky" Et on "décore" sa maison discrétement... Ici, il continue à faire un temps magnifique... Pourtant il y a quelques semaines, il a plu pendant deux jours, et tout le monde était comme prostré, triste…. En fait il n’a quasiment pas plu depuis trois ans et la Californie du sud manque sévèrement d’eau. L’hiver va, paraît-il, alterner pluie et soleil, car cette année, « El nino est de retour ». Pas de quoi se réjouir, El Niño déroute les cyclones tropicaux et déplace les zones de précipitations et de sécheresse. En 1997-1998, il a causé de dramatiques inondations en Californie. Et en 2002, il a déchainé des tempêtes meurtrières et des glissements de terrains.. En tout cas pour l'instant, la température continue à avoisiner les 30 °...alors on en profite ! Carve your pumpkin... ...and Trick or Treat !

03 octobre 2009
California forever...
J'ai bien délaissé ce blog... J'ai des milliers d'excuses et aucune à la fois. J'aurais pu trouver du temps, même si je travaille maintenant à plein, mais finalement c'est surtout le temps qui va trop vite, comme pour la terre entière... L'été est déjà fini sur le calendrier, pourtant il se poursuit encore chaudement sous le soleil Californien...et on en profite ! Alors, quelques photos de notre été Californien... 4th of July Joshua Tree National Park Palm Spring, un oasis opulent au milieu du désert Orange County Big Bear Mountain, un havre de paix qui nous rappelle les Alpes, à quelques petits kilomètres du désert Laguna Beach...encore et toujours Summer Cakes et Cupcakes".... des enfants qui se la coulent douce.... Des enfants qui se la jouent à la mode Californienne.... Un petit nouveau dans la famille... Back to school... What about you?
11 mai 2009
Mother's day...
Même si Mother's Day se fête beaucoup plus tôt qu'en Europe, la tradition reste la même aux US. Les enfants fabriquent à l'école des petits trésors pour offrir à leur maman le jour de Mother's Day...
Certaines écoles, surtout les preschools, organisent la semaine qui précède la fête des Mamans, un "Mother's Day Tea Party" où l'on demande aux mamans de mettre leurs plus belles robes...
...mais aussi leurs chapeaux et leurs gants.
Pour moi, ni chapeau, ni gant... Apolline préfère sa maman "nature"..(Ouf). Au programme de la Tea party, on papote entre mamans autour d'une tasse de thé, on mange des scones (Yummy!), puis les enfants chantent et dansent avec leur maman et offrent un petit cadeau... La Tea party, une coutume rétro qui caractérise bien les US, entre tradition conservatrice et modernité à outrance...
Mother's Day, c'est aussi le traditionnel Sunday Brunch. Ce dimanche-là, il est encore plus difficile que d'habitude de trouver une table dans un restaurant...
Pour moi, simplement, une coupe de champagne, une gauffre avec des tranches de bananes et de fraises, des noix de macadamia et un peu de mapple syrup...Yummy!
Mother's Day, c'est aussi pour moi, une petite balade rituelle, mais tellement belle, autour de Laguna beach... Je ne me lasse pas de ce paysage, de ces fleurs, de ces couleurs....
Et pour finir, un petit verre au Montage, hôtel de luxe+++... Le Montage, une adresse à retenir. où juste pour s'y balader et y admirer les mariages de folie qui y sont célébrés en bord de mer...
07 mai 2009
Cinco de Mayo Party...
« Hey, Valerie, let's celebrate Cinco de Mayo with some tacos and good Mexican drinks!!! If you would like to bring a side dish...great...list that in your response. »...
Désolée, l'invitation n'est pas pour vous, mais mon petit doigt me dit qu'en ce moment tout ce qui parle du Mexique fait peur en Europe... J'ai même lu qu'en France, on suggérait de ne pas venir en Californie...Vue d'ici, j'avoue ne pas comprendre cette folle panique... Ici, on se lave peut-être un peu plus souvent les mains, mais je vous rassure je ne porte pas de masque quand je sors....Mais là n'est pas le sujet...Ouf !
Mardi, beaucoup d’Américains de la Côte Ouest et natifs du Mexique ont fêté Cinco de Mayo… Vous ne connaissez peut-être pas cette fête ?…et pourtant ,c’est un jour qui concerne les Français… Enfin ce jour, n’est pas forcément un jour de fête et j’aurais peut-être dû m’abstenir de le célébrer … Disons que l’appel de la Margarita a été plus fort que l’Histoire… Bon je vous raconte vite fait…
L'armée Mexicaine....
Le 5 mai 1862, l'armée Mexicaine a battu l'Armée de Napoléon III (réputée parmi la mieux formée et équipée dans le monde) au Mexique lors de la Bataille de Puebla. A l’époque, sous prétexte de forcer le paiement d’une dette, et surtout avec l’idée de créer un empire au Mexique, Napoléon III avait conduit 6 500 soldats Français vers le Mexique pour prendre la capitale. Les troupes françaises ont marché dans la ville de Puebla et ont rencontré une résistance de 2 000 paysans Mexicains qui n'ont fait qu'une bouchée de ces Français-là. Cette victoire de taille pour les Mexicains a montré que le Mexique, et toute l'Amérique latine, étaient prêts à se défendre des interventions étrangères et surtout ceux des États impérialistes...comme la France !
Si Cinco de Mayo est célébrée largement sur la Côte Ouest des Etats-Unis, elle ne l'est presque pas au Mexique, si ce n'est dans la ville de Puebla elle-même. Le succès de la fête de Cinco de Mayo aux Etats-Unis remonte aux années 60, quand en Californie, le mouvement d'étudiants chicanos s'était cherché un jour de fête pour souligner leur ascendance mexicaine. Cela aurait pu être le jour de l'indépendance du Mexique, le 16 Septembre 1810, mais la date étant trop proche de la rentrée des classes, ils ont alors préféré cette date du 5 mai.
Aujourd'hui, pour beaucoup de communautés Mexicaines et Américaines, Cinco de Mayo est une manière importante d'honorer l'héritage Mexicain...mais à vrai dire peu d'Américains connaissent la vraie histoire de Cinco de Mayo. Et ce jour-là, de la même manière que les non-irlandais fêtent la Saint Patrick, les non-Chinois le Nouvel An chinois, les non-Germaniques Oktoberfest… tout le monde fait la fête...Et puis le Mexique n'est non seulement pas loin de la Californie, mais surtout elle faisait partie du Mexique jusqu’en 1846. Bref, ici on aime la cuisine mexicaine et on ne se gêne pas pour organiser des fiestas marquées par la consommation de Cuisine mexicaine, de Tequila, de Bière mexicaines...et de kilos de chips, salsa et guacamole... J'ai peu de photos de la fête, mais ce soir-là, les Margaritas ont eu un effet dévastateur sur moi...
19 avril 2009
Aloha From Maui...
Pour Springbreak, nous nous sommes à nouveau envolés vers Hawaii sur l'île de Maui...
Rien de neuf sous les tropiques, depuis mes posts de l'an dernier...même si, j'ai encore deux ou trois petites choses à raconter...
Aller à Hawaii, et particulièrement à Maui, c’est avoir sous les yeux de nombreux clichés paradisiaques : les couchers de soleil, les plages de sable blanc (ou noir), les tortues sauvages, les fleurs, les fruits, les palmiers, le snorkelingsnorkeling, le surf, les cocktails, les bons restaurants, le Ukulele, les chemises hawaiiennes…
...Hawaii, c'est aussi pour moi, une cuisine extrêmement savoureuse et riche de ses influences asiatiques, polynésiennes, portugaises, américaines et locales...
Ici, les Poissons du Pacifique sont de tous les menus. Parfaitement cuisinés et accompagnés de sauces aux fruits tropicaux, de légumes frais et de riz aux noix de Macadamia, ils sont incontournables...
Le Mahimahi a une saveur délicate presque sucrée. Le Ahi est traditionnellement utilisé pour le sashimi et les autres préparations de poisson cru. Le Opah, ou "moonfishmoonfish", riche et gras, est généralement grillés ou fumés. Le Ono qui signifie "bon à manger" en Hawaiien, est poché... Mais le poisson le plus «famous», pour parler franglais comme ma fille, c'est le Humuhumunukunukuapuaa… Repeat, please!…
humuhumunukunukuapuaa…
Ce poisson est un des emblèmes de Hawaii. Il est parfois pêché pour sa chair, mais surtout pour l'aquariophilie. On le croise facilement quand on nage sous l’eau avec masque et tuba… Et si vous avez une fille fan de High School Musical 2, vous avez sûrement entendu Sharpey chanter humuhumukunukuapuaa...
Bon, je pourrais aussi vous parler des Fruits tropicaux, de la noix de coco et des bienfaits de son lait sur (m)es rides (...) ou encore des Mai Tai, Mojito, Daiquiri, Tequila Sunrise, Margarita...
...mais finalement, je vais vous parler du Ukulele, l'Instrument de musique le plus populaire à Hawaii sur la plage, dans les restaurants, les rues...
...Hawaii ne serait pas Hawaii sans le Ukulele...et pourtant il n’est pas d’origine Hawaiienne...
...Le Ukulele est arrivé en 1879 sur un bateau à Honolulu. Ce sont les immigrants portugais venus des îles de Madère pour travailler la canne à sucre qui, débarquant après quatre mois de voyage sur cette belle île, prirent l’habitude de jouer dans les rues d’un instrument à cordes, connu sous le nom de cavaquiho. Les Hawaiiens furent tout de suite conquis par le son de cet instrument et impressionnés par la vitesse à laquelle les Portugais jouaient. C’est ainsi qu’ils appelèrent l’instrument Ukulele qui se traduit par "saut de puces".
Petit à petit, les Hawaiens se prirent de passion pour cette guitare portable et facile à jouer. Le roi de l’époque, King David Kalakaua, fut totalement conquis par l’instrument, appris à en jouer et fabriqua son propre ukulele qui devint alors l’instrument de tout le royaume.
A la fin des années 1800, la popularité de l’instrument s’imposa grâce aux Portugais qui se mirent à fabriquer sur place l’instrument et à donner des leçons, presque tous les amoureux de la musique Hawaiienne jouaient du Ukulele.
Dans les années 20, les Waikiki Beachboys qui travaillaient sur les plages et les hôtels de luxe se mirent à chanter leurs chansons hawaïennes en s’accompagnant du ukulele… Le mythe Hawaiien s'amplifia...
Aujourd'hui, le ukulele est toujours aussi populaire à Hawaï. De nombreux fabricants de ukulele ont de longs carnets de commandes. Un ukulele de haut de gamme et sur mesure, peut coûter des milliers de dollars...mais on en trouve aussi pour les touristes à 10 dollars ! Ringard le ukulele , pas vraiment, écoutez !
La chemise Hawaiienne...Si en Californie, je suis toujours stupéfaite et amusée de voir à quel point les hommes de tout âge aiment la porter, ici évidemment, on trouve ça naturel et on y prend vite goût.. D'ailleurs, cette année, je me suis même achetée une petite robe Hawaiienne chez Tommy Bahama...
Même si Hawaii est le lieu de villégiature préféré des Californiens, le tourisme y est en chute libre...crise Américaine oblige...
Même si Obama, natif de l'île de Ohau, a tenté de relancer le tourisme en venant deux fois fois sur l'île depuis, son élection...
...Bon les vacances sont finies, retour en Californie...et une température de 38° c...
07 avril 2009
Southern California, the place to be...and Pavlova.
Il y a bien longtemps que je n’ai pas écrit (sorry)... mais tout va bien (vos petits messages d'inquiétudes vont droit au coeur)...et nos Aventures Californiennes continuent...mais peut-être avais-je un peu moins l'envie de raconter, ce qui est devenu au fil du temps, notre quotidien.
Quand j’ai commencé à écrire ce blog en Mars 2007, c’était pour répondre à un besoin fort de décrire tout ce que je découvrais, tout ce que je voyais, tout ce qui m’étonnait… Ma tête était tellement pleine d'images qu'il me fallait partager...
Aujourd’hui, même si je reste dans l’étonnement ou l’émerveillement, ces Aventures Californiennes sont devenues notre "routine"…
Alors parfois quand j'écris, je me sens un peu exhibitionniste, j'ai l'impression d'être trop positive, de ne montrer qu'une vision des choses, bref d'être trop comme-ci et pas assez comme-ça. Mais il es vrai que j'aime l'endroit où je vis, alors je ne vois que les bons côtés...mais finalement, un blog n'est pas un traité de sociologie, c'est tout juste un journal de bord...
Je me suis rendue compte aussi que j'avais tendance à tout comparer avec la France, ce qui n'est pas forcément une chose à faire, même si l'on n'y échappe pas. Les Etats-Unis ne sont pas la France et la France n’est pas les Etats-Unis. Aucun de ces deux pays n'est meilleur que l'autre, ils sont juste différents.
Il est vrai que pour moi : "Southern California is the place to be". Elle l'est parce que vivre en Californie était un rêve qui remonte à une vingtaine d’années. Un rêve que j'ai parfois abandonné, mais que j'ai toujours gardé au fond de moi...et il aura fallu attendre plus de quinze années, pour qu'un beau jour ce rêve puisse se réaliser...
Je reçois de nombreux mails de lecteurs de "7 à 77 ans " qui me disent combien ils rêvent de vivre ce que je vis et me demandent des conseils, voire des combines… Je n'ai hélas pas vraiment de conseils à donner, si ce n'est de croire en ses rêves et s'ouvrir à toutes les opportunités....
If you dream it, you can do it.
Les Etats-Unis ont la réputation d’ouvrir leur frontière à tous, pourtant, on ne peut pas espérer partir du jour au lendemain pour s'installer sous le soleil californien. En effet, cela peut prendre quelques années.… Il faut d'abord trouver un visa. Il y a pléthores de sites, plus ou moins officiels, qui vous détailleront en long et en large, quel visa demander et comment l'obtenir.... Les visas les "plus faciles" à obtenir sont les visas non-immigrants : B1, J, E3, L, J... mais ses visas ont une durée précise et ne sont donnés que pour des situations bien particulières. Quant aux visas immigrants, ils ne sont obtenus que si vous êtes sponsorisés par de la famille américaine ou par une entreprise Américaine...
L’essentiel des expatriés que je connais ici, sont arrivés avec un visa non-immigrant, bien souvent de type "L". C'est à dire que c'est une entreprise française, pour laquelle ils travaillaient en France, qui les a envoyée travailler dans une de leur compagnie installée aux US. Environ 90 % de cela repartent en France au bout de 3 ou 5 ans, et un petit pourcentage réussit à obtenir une green-card et peuvent rester ici.
Il y a aussi ceux, plus aventuriers, qui sont venus ici avec un visa entrepreneur, un solide dossier de création d’entreprise et d'emplois et surtout avec beaucoup de dollars en poche. Certains de ces entrepreneurs ont fait fortune, mais la plupart repartent en ayant cependant vécu une superbe expérience. Et puis, il y aussi les visas étudiants, les visas au pair….et du côté des visas immigrants, ce sont surtout ceux qui ont épousé un citoyen Américain ;-)... Bref on peut toujours trouver un visa si l'on cherche bien, mais il faudra être patient et surtout ne pas se décourager, car la chasse aux visas est un long parcours du combattant et d'autant plus aujourd'hui avec la crise économique qui frappe si fortement les Etats-Unis.
Le visa en poche, tout n'est pas gagné non plus... Quitter son pays, embarquer sa petite famille ou son conjoint, n’est pas aussi simple que ça. Il faut vraiment le vouloir et être prêt à renoncer à beaucoup de choses, à être humble, à être prêt à repartir à zéro, à abandonner une partie de sa famille, ses amis, ses attaches, ses points de repêre... Il faut aussi être prêt à vivre dans l'instant présent, en oubliant le passé et peut-être le futur, car rien n'est plus incertain que la vie dans un pays qui n'est pas le votre…
Mais je mentirais si je ne disais pas que partir (quand on le veut), c’est aussi avoir l’impression de vivre plus… Oui c’est une chance de vivre à l’étranger, ici ou ailleurs…. Une chance de pouvoir s’ouvrir à un monde nouveau, de fuir l’ennui et la routine et finalement de renaître un peu chaque jour…
“Partir, c’est mourir un peu, mais rester, c’est crever doucement....” disait Gilles Veber
Voilà, je suis revenue avec un petit post de transition, un petit post en réponse à tous ceux qui croient en l'"American dream" et qui ont bien raison…. Même si je n’ai pas vraiment répondu aux questions que l'on me pose, je crois vraiment que la seule chose à dire, c'est qu'il faut croire en ses rêves, même s'il semble impossible de pouvoir les réaliser dans l'instant présent....
Et pour "fêter mon retour", une petite recette que m'a donnée une maman d'origine New-Zealandaise lors d'une fête internationale à l'école d'Apolline "Friends around the world". Le Pavlovla cake, qui n'est ni plus ni moins qu'une meringue, mais avec un intérieur à la consistance de marshmallow, de la crème fouettée et des fruits...Yummy! Ce gâteau New Zealandais a été créé en l'honneur de la ballerine Russe Anna Pavlova de passage en New-Zealand.
Pavlova cake
4 blancs d'oeufs
200 (1 cup) grammes de sucre
1 cuillère à café de vinaigre blanc
1 / 2 cuillère à soupe de maizena / cornstach
Crême fouettée :
1 tasse (240 ml) de crème épaisse
1 1 / 2 cuillères à soupe (20 grammes) de sucre
1 / 2 cuillère à café d'extrait de vanille pure
Les fruits frais que vous aimez - kiwi, fraises, framboises, mûres, fruits de la passion, pêches, ananas...
Préchauffer le four à 130 ° (250° F). Etaler une feuille de papier sulfurisé sur une plaque de cuisson, dessiner un cercle de 18 cm (7 inch).
Dans un bol, battre les blancs d'œufs en neige jusqu'à ce qu’ils fassent des « pics mous ». Ajouter le sucre, une cuillerée à la fois, et continuer de battre jusqu'à ce que le sucre ne fasse plus de grains. Arroser doucement de vinaigre et de fécule de maïs sur le dessus des blancs, et mélanger doucement avec une spatule de caoutchouc. Etaler doucement les blancs sur l'intérieur du cercle tracé sur le papier sulfurisé, lisser les bords, en s'assurant que les bords de la meringue soient légèrement plus élevés que le centre.
Cuire pendant 1 heure 15 minutes, ou jusqu'à ce que l'extérieur soit sec et prenne une couleur crème très pâle. Éteindre le four, laisser la porte légèrement entrouverte, et laissez refroidir la meringue dans le four. L'extérieur de la meringue doit être ferme au toucher, mais en refroidissant, vous aurez un peu de fissures, et vous verrez que l'intérieur est comme du marshmallow. Juste avant de servir, placer délicatement la meringue sur un plat.
Battre la crème épaisse, le sucre et la vanille avec votre batteur électrique jusqu'à formation de pics mous. Sucrez avec le sucre et la vanille. Mettre doucement la crème fouettée dans le centre de la meringue. Disposez les fruits au-dessus de la crème. Servir immédiatement....
...et pour finir un petit clin d'oeil, pour vous montrer à quoi je joue quand je n'écris pas sur mon blog !
31 janvier 2009
Milk...
Je parle rarement des films qui sortent aux US, car finalement ils se retrouvent bien souvent en même temps sur les écrans Européens. Pourtant, j’aimerais parler d’un film qui m’a relativement marquée et qui montre formidablement bien, un combat particulier que les Californiens ont mené dans les années 70, pour la liberté des hommes, et plus particulièrement pour le droit et la liberté des homosexuels de vivre normalement. Il s’agit de « Milk ».
Milk est un film biographique qui raconte comment Harvey Milk, homosexuel d’une quarantaine d’années, a décidé de se lancer dans les années 70, dans un combat politique pour la liberté des homosexuels. Le film décrit les huit dernières années de sa vie à San Francisco, où il est venu s'installer en 70, pour ouvrir un magasin de photos le « Castro Camera » et faire de ce lieu un point de ralliement des militants gays de San Francisco.
Le castro camera à San Francisco
Dans les années 70, les préjugés et la violence contre les homosexuels sont courants, notamment dans l’Est des US. Il est alors interdit de servir des boissons alcoolisées aux homosexuels et les descentes de police dans les bars suspectés d'être fréquentés par les homosexuels étaient monnaie courante. La discrimination des homosexuels sera à son apogée avec les émeutes de Stonewall à New York, le 27 Juin 1969. Là, 3 000 gays vont affronter, pendant trois jours, 400 policiers armés... La société Américaine, puritaine et chrétienne de l'époque, rejetait grandement les homosexuels, en les faisant bien souvent passer pour des malades ou des envoyés du diable…
Les émeutes de Stonewall en 1969 à NY
C’est dans ce climat de haine, qu’Harvey Milk s’est lancé tête baissée dans la politique et lutter ainsi ouvertement contre la discrimination envers les gays et pour la reconnaissance de leurs droits de vivre normalement. Il s’est présenté à quatre reprises à la mairie de San Francisco pour être finalement élu en 1977, comme « Supervisor », sorte de conseiller municipal. Grâce à son talent d'orateur et de mobilisateur., il a su rallié à sa cause des gens de tout milieu. Menacé de mort dès le début de sa vie publique, il se servira de sa propre insécurité, de celle des gays et même des autres minorités, pour répandre son message de tolérance et chercher à faire avancer l'Amérique.
Très vite, il aura son pouvoir se répandra au delà de la ville de San Francisco et il pilotera l'offensive californienne contre un projet de loi autorisant la discrimination des professeurs homosexuels dans les écoles : La Proposition 6. Trois semaines après avoir remporté cette bataille, le 27 novembre 1978, Harvey Milk et le Maire de San Francisco, George Moscone, qui épaula le mouvement gay, sont assassinés dans la mairie par un conseiller homophobe : Dan White.
Dan White fut condamné à seulement 7 ans de prison, ce qui déclencha dans la ville, et en particulier au sein de la communauté gay de San Francisco, de violentes émeutes connues sous le nom de « White Night Riots ». White ne purgea que 5 ans et fut libéré sur parole. Il se suicida le 21 octobre 1985.
Harvey Milk, par son courage, ses qualités d'orateur, son humanité, a changé la vie des homosexuels qui ont pu enfin afficher leur différence sans être jugé, rejeté par leurs familles et souvent martyrisés... Sa victoire n'a pas été seulement une victoire pour les droits des homosexuels, mais aussi celle des droits à la liberté d'être. Si l'homosexualité est aujourd'hui relativement mieux acceptée par la société Américaine, elle ne donne pas encore partout les mêmes droits aux homosexuels. 30 ans après l'assassinat de Milk Harvey, ce film sonne en effet comme un écho, après l'approbation de la proposition 8 en novembre dernier en Californie. Une proposition qui refuse à nouveau d'accorder l'égalité des droits à tous leurs citoyens, et et tout particulièrement leur mariage...
Dans ce fim de Gus Van San, Sean Penn est poignant de vérité, l'usage des archives de l'époque est aussi particulièrement émouvant et nous montre la lutte féroce que les homosexuels ont dû traverser au fil des années pour avoir un peu de respect. C'est un film très puissant, très humain... Le combat humanitaire d'Harvey Milk vous reste longtemps dans la tête...
Le film est sorti aux États-Unis en avant-première à San Francisco en octobre 2008, puis dans tous les États le 26 novembre 2008, la veille du trentième anniversaire de l'assassinat du maire de San Francisco, George Moscone et Harvey Milk. A la sortie du film, une proposition de loi a été faite en Californie pour que tous les 22 mai soit célébré le "Harvey Milk Day".... Immédiatement, les courants religieux et les partisans de la famille "stricte" se sont alors mobilisés fortement contre cette journée...qui n'aura pas de place dans le calendrier. Mais le principal, je crois c'est de souvenir de ses hommes qui donnent leur vie pour le bien-être des autres.
Milk a récolté sans surprise 8 nominations pour les prochains Oscars, mais vu la sensibilité du sujet, seules peut-être les statuettes de meilleur acteur (Sean Penn) et de meilleurs seconds rôles (James Franco et Josh Brolin) pourraient être remportés. Un film à voir, un document très humain qui touche au plus important des besoins : celui de donner de l'espoir...
HOPE!
Le film sortira en France le 4 mars 2009
20 janvier 2009
Obama Snapshot
...Pas besoin de vivre aux US pour être au courant...Mais peut-être n'êtes vous pas envahis d'emails de ce genre...Ici pour les Jeans Levi's...Pas mal non !
12 janvier 2009
Almost Paradise...
Pour débuter cette nouvelle année 2009, un petit regard personnel sur les Américains et leur sacré optimisme…
Crystal Cove - Newport Beach - January 2009
Je me dis souvent que j'habite un peu au paradis… : le climat, d’abord. Pour moi qui suis native de la Picardie, dans le Nord de la France, la Californie du sud est tout simplement un délice au quotidien. Un délice de se lever tous les matins et de découvrir un ciel d'un bleu profond, de profiter en Janvier de températures dépassant les 30°c, comme aujourd’hui, de se baigner quand l'envie nous vient, de porter des tee-shirt et des flip-flop et d'acheter toute l'année des petites robes décolettées... La vie ici ressemble souvent à des vacances, même en pleine période de crise... Oui, comme disait Aznavour, il semble que la misère est moins pénible au soleil…

Bon, c'est vrai j'exagère, la misère dans l’Orange County est bien cachée… On pourrait même penser qu'il n'y a même pas de crise ici, tant on continue à doubler sur la route des voitures luxueuses, tant on voit toujours autant de maisons incroyables se construire sur les collines ou en bord de mer et dont les prix dépassent l’entendement, tant il se construit de centres commerciaux ressemblant plus à des hôtels de luxe... Bref, on pourrait croire que tout va bien...
Pourtant l'on voit de plus en plus de panneaux de maisons à vendre, il n’est plus aussi facile de trouver un emploi et l'on apprend dans la presse locale que par exemple les magasins comme « Walmart » (réputés pour leurs bas prix) ont augmenté leur chiffre d'affaires, alors que tous les commerces sont en chute libre...Oui la crise mondiale touche aussi la Californie du sud, mais les Californiens continuent à afficher leur plus beau sourire et à être résolument optimistes…
Pessimistes, nous ?
Pourtant, il y aurait mille et une raisons aussi de ne pas l'être, quoique l'on en dise, tout n’est pas aussi idyllique ici : la sécheresse persistante depuis 2006 qui occasionne d’années en années de plus en plus d’incendies dévastant des forêt et des maisons, l’approvisionnement en eau des villes devient un souci et des mesures sont à prendre, sans eau la Californie du Sud est un désert...
...et puis il y a cette fameuse faille Andrea, cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Le "Big One" , comme on l'appelle, ce séisme de magnitude supérieure à 6,7 qui se produira dans les 30 prochaines années. Avant d'habiter ici, je me demandais comment l’on pouvait vivre tranquillement ici tout en sachant cela…et bien on vit avec, on n’y pense pas, juste on participe régulièrement à des exercices de préparation dans les école, dans les entreprises, et les magasins mettent régulièrement en tête de gondole les kits de survie…

En Juillet dernier, alors que nous avions des amis français à la maison, nous avons ressenti avec eux, pour la première fois notre premier véritable tremblement de terre...5/4 sur l'échelle de Richter...Impression incroyable que la terre se soulevait et avançait sous nos pieds comme une vague... Remuant et terrifiant…Depuis d’autres tremblements ont eu lieu…et la vie continue.

Cet optimisme au quotidien n’est d’ailleurs pas simplement lié au climat Californien, il est un état d’esprit typiquement Américain et il ne faut pas vivre longtemps ici pour le ressentir. Il y a ici, aux US, comme une aura incroyable qui vous entoure, une sensation de liberté qui vous fait penser que tout est possible et qui vous donne une énergie incroyable. Quand je lis les blogs des Français vivant ici, je lis toujours le même enthousiasme. J'ai rarement rencontré un étranger vivant aux US, souhaitant rentrer dans son pays, si ce n'est à cause de la langue ou de la famille. Oui ce pays vous transforme et vous fait croire en beaucoup de choses.
Aux US, cet optimisme permet aux Américains de dépasser leur limite, de croire toujours dans la possibilité de réussir, même face à l’échec. Là où le Français dit « Pourquoi », l’Américain dira "Pourquoi pas"...
High five!
Je me souviens avoir lu dans la presse une comparaison entre les français et les Américains, que je trouve tout à fait juste. Une maman Américaine dira à son fils qui part jouer au football : " Have fun, love you! " et la maman française dira " Fais attention et ne te salis pas ! ". Si nos deux petits Français et Américains tombent, se font mal et reviennent vers leur maman en pleurant. L'Américaine dira : " Try again, you can do it ! " alors que la maman Française dira : " Il fallait s'y attendre ! Reste là maintenant ! " Très vite, l'enfant américain apprend à être indépendant et responsable de ses actes, alors que l'enfant Français fait l'apprentissage inverse. On lui suggère qu'en dehors du giron maternel, il n'y a pas de salut.

L’élection d’Obama met bien en valeur cet optimisme de la volonté et cette façon de croire toujours en demain, d'accepter de s'être trompé… Les Américains veulent oublier les années Bush et mettent tous leurs espoirs aujourd'hui en Obama, même les Républicains... Suite à l'élection de Barack Obama, près de 75 % des Américains pensent que l'économie va s'améliorer. Elu sur «l’audace de l’espoir», Obama et son «Yes we can!» insiste aujourd'hui sur le pouvoir des hommes pour «redonner à l'Amérique la place qu'elle se doit d'avoir".
"Community service" pour tout le monde..
Le nouveau président met tout en oeuvre pour réanimer le meilleur de la tradition civique américaine, cette démocratie participative à l'américaine, qui s’appuie sur les capacités de chacun. Oui, ici on vous demande via internet, de faire des donations à Obama et à son équipe. Oui, son épouse, quant à elle, vous envoie des emails pour vous encourager à participer et à mettre en place les fameuses "Community Service", du bénévolat. On peut s'étonner de ces sollicitations incessantes sur internet, qui vues d'Europe semblent malsaines. Pourtant ici, elles sont naturelles, l'Américain pense que son pays s'en sortira s'il paye de sa poche et de ses mains. Ici, on paye moins d'impôt, mais on choisit à qui l'on donne son argent et du coup on s'implique plus et l'on en tire une satisfaction bien plus grande et finalement un optimisme, un "Yes we can"…
Alors pour 2009, la France, l'Europe qui admire tant ce nouveau Président Américain, va-t-elle aussi accrocher un sourire, un optimisme à son quotidien, malgré la crise ?






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