26 novembre 2007
I love San Francisco...and Bean Chili Soup !
Je ne peux m’empêcher de commencer ce post par de la musique. Durant nos petites vacances de Thanksgiving à San Francisco les musiques n'ont cessé de trotter dans ma tête...
Ce n’est pas la première fois que je vais à San Francisco, mais je suis encore tombée sous le charme de cette ville si particulière. Je craque toujours devant le Golden Gate bridge, les jolies maisons victoriennes, les rues abruptes, les collines (plus de 43), le cable-car, la baie et surtout cette mystérieuse ambiance qui fait que lorsque l'on se promène dans cette ville, on ressent une certaine douceur...
San Francisco, se trouve en Californie du nord à 700 km d’ici, et c’est probablement, l'une des villes les plus pittoresques d'Amérique du Nord. Autant j’ai du mal à trouver du charme Los Angeles, qui m’effraie plus qu’autre chose, autant j’arpente les rues et les quartiers de San Francisco, avec le sourire aux lèvres. Alors une petite visite...
Nous avons posé nos valises au Ryatt de l’Embarcadero, un drôle d’hôtel avec un hall de réception étonnant !
La visite a commencé par une montée dans le symbolique cable-car qui vous évite de perdre votre souffle en grimpant les fameuses côtes ! Il est toujours possible d’emprunter ses fameux tramways, à traction par câble, pour monter ou descendre Nob Hill ou Russian Hill. San Francisco est probablement la dernière ville au monde avec un système de Cable. Mais, il faut bien dire que la plupart des voyageurs sont des touristes, car le cablecar est lent, bruyant et ne dessert que très peu de quartiers. Mais quel charme !
Le premier funiculaire a été construit en 1873 après que son inventeur ait été témoin d'un accident causé par une voiture tirée par des chevaux dévalant à reculons, une rue en pente pavée de cailloux !!! Ceci lui donna l'idée de trouver un moyen plus commode et non polluant pour se déplacer dans San Francisco. En cable car, le spectacle est partout dans la rue. Petit passage dans Chinatown puis arrêt à Lombard Street.
Lombard street dans le quartier résidentiel de Russian Hill avec sa rue la plus sinueuse du monde. Ce bout de rue était jusqu'en 1922 une des descentes les plus raides de la ville avec une dénivellation de 27%. Pour en faciliter l'accès, 8 virages furent tracés. Il est possible de la descendre en voiture, ou à pied en empruntant les escaliers.
Ensuite on quitte le cable-car pour dévaller les collines, tout en admirant les maisons victoriennes et la vue vertigineuse sur la baie et la ville, puis direction de Fisherman's Wharf.
A l'origine, Fisherman's Wharf était un quai de pêcheurs et de marchands de poissons. Il s'est aujourd'hui transformé en l'endroit le plus touristique de San Francisco.
De nombreux restaurants de poisson gérés par les anciennes familles de pêcheurs italiens, proposent des spécialités de la région : le crabe et la soupe à base de fruits de mer. Petit arrêt au "Bubba Gump", vous savez, le restaurant dess célèbres crevettes de Forrest Gump !
Ici l'on trouve des centres commerciaux construits à l'emplacement d'anciennes usines en briques abandonnées (beaucoup d'usines de conserves de fruits...).
On retrouve aussi les fameux quartiers du Pier 39, le Cannery, transformé en espace ouvert où chanteurs et musiciens de la région présentent des spectacles gratuits, le Ghirardelli Square, lieu de fabrication du fameux chocolat du même nom…
Arrêt obligatoire au Hard Rock café pour mes rockeurs de charme !
Sur le pier 39, une impressionnante colonie d'otaries occupe régulièrement les pontons d'amarrage normalement réservés aux voiliers.
Sur le port, des bateaux vous emmènent sur la non moins fameuse île Alcatraz surnommée The Rock, cette ancienne base militaire devint un pénitencier fédéral en 1934 et fut fermée en 1963. Cette célèbre prison à la discipline très dure accueillit notamment Al Capone. Impossible de s’en échapper : requins et courant !
Dans la baie, des cargos remplis de produits "made in China" arrive chaque jour à San Francisco !
Petite croisière dans la baie, et notamment au pied du mytique "Golden Gate" et sa couleur orange caractéristique. La porte d'or doit son nom à l'or qui fut découvert dans la région vers 1850 et qui a contribué au développement de San Francisco.
Au bout du pont, la route panoramique du Golden Gate Recreation Area à ne pas manquer, qui offre une superbe vue sur la baie et la ville.
Au pied, l'immense Golden Gate Park avec toutes sortes de plantes, d'arbres, de lacs artificiels, de musées, de jardin botanique, ainsi que le Japanese Tea Garden, un jardin japonais avec pagodes, ponts, ruisseaux, bonsaïs, un bouddha...
L’autre pont le Oakland Bay Bridge qui permet de rejoindre Oakland et Berkeley. On y circule sur 2 niveaux et c'est l'écroulement de la partie supérieure sur la partie inférieure qui causa le plus de victimes lors du tremblement de terre de 1989.
Enfin retour dans le quartier financier avec ses buildings, ses hôtels et ses terrasses de café à la française, puis direction Union Square, le quartier roi du shopping.
San Francisco reste une ville marqué par les mouvements de libertés qui y ont plus que soufflé : la Beat generation, incarnée par les beatniks, la culture hippie, la libération sexuelle, les droits civiques homosexuels et le fameux « Été de l'Amour » dans le quartier de Haight-Ashbury dans les années 1960…
Haight Ashbury fut le centre du mouvement hippie des années 1960. Flâner dans Haight Street, c`est retrouver le fantôme de ceux qui prônaient l’amour et pas la guerre !!!
Mais Haight Street c'est aussi des cafés, des restaus bon marché, de petites librairies, des magasins d'instruments de musiques et à fumer…, des boutiques de fripes indiennes sentant le patchouli ou l'encens, des bijouteries et...pleins de touristes à la recherche d'un paradis passé ou perdu.
Ce que j’aime le plus dans San Francisco, ce sont ses nombreuses demeures victoriennes que je n’ai cessé de photographier.
Notez la particularité des fenêtres (elles sont en avant de la façade de la maison), qui permettait d'avoir des pièces plus lumineuses à l'époque où les maisons étaient construites en séquoia, un bois très sombre.
Les maison victoriennes les plus connues sont certainement l'alignement des «painted ladies» d'Alamo Square avec les gratte-ciels à l'arrière-plan. Par ailleurs, vous les avez certainement déjà vues, au moins a la TV, dans la série "La Fête a la Maison" avec les soeurs jumelles Olsen !
Ici, à toute heure du jour, on peut voir des photographes installés sur la pelouse du parc.
Mas tout n'est pas rose non plus à San Francisco, il y a bien sûr les tremblements de terre et puis aussi tous ces SDF que l’on croise à peu près partout avec leur énorme caddie contenant l'essentiel de leur vie.... Contrairement à New York qui les a expulsés de Manhattan pour donner "une bonne image" de la ville, ici ils sont bien là. Et cela rappelle la réalité qui surprend et contraste avec la vie qui semble paisible à San Francisco...

Et même loin d'Hollywood, Apolline continue à jouer les stars !
Et pour finir, non pas une soupe au crabe, spécialité de SF, mais au lendemain de thanksgiving, une soupe Turkey Bean Chili aux accents mexicains... N'oublions pas que la Californie était encore encore un état mexicain jusqu'en 1850.
1 cuillère à café d’huile d’olive
1 oignon coupé
200 g de filets de volaille (dinde, poulet…)
1 poivron vert coupé en lamelle
1 carotte coupée en tranches
2 boîtes de tomates en tranches
1 petite boîte de sauce tomate
1 boîte d’haricots rouge
1 boîte d’haricots blancs
2 cuillères à café de poudre d’ail
2 cuillères à café de piment
2 cuillère à café de cumin
½ cuillère à café de muscade
faire chauffer l’huile dans un faitout, ajouter l’oignon. Faire revenir la volaille, ajouter le poivron, les carottes, les tomates et la sauce tomate. Essorer et rincer les haricots et les ajouter. Ajouter les épices. Cuire à feu fort 5 minutes, puis laisser sur petit feu 20 à 30 minutes.
La prochaine fois je vous parlerai de notre petit passage dans la napa valley à la découverte des vins californiens !
20 novembre 2007
Whishing list..
Comment voulez-vous que les Américains ne s'endettent pas avec des magasins comme ça !!! Aujourd'hui Apolline et moi sommes allées faire une longue visite à un autre magasin paradisiaque pour les enfants et les mamans "pottery barn kids"

Comment devenir une parfaite housewife ?

Comment devenir une parfaite mom ?

Comme vous le voyez, Apolline a totalement flashé sur cette cuisine...
mais vraiment là, non ! Le père noël ne craquera pas !

Alors juste
pour les yeux, la petite cuisine en bois rose...
Petit message perso pour vous !
Vous m'avez parfois contacté directement par mail pour avoir des infos diverses sur la vie d'ici et je n'ai pas toujours répondu... J'avoue qu'avec le temps, je me suis laissée envahir par les mails. Alors si je vous ai oublié, renvoyez-moi un petit mail et promis je vous répondrai tout de suite. Je pense notamment à une personne de Washington qui doit venir s'installer près d'ici et qui voulait des infos, hélas je n'arrive plus à retrouver le mail pour y répondre. Sorry !
Se faire soigner aux US...and hot chocolate
Voilà un billet sur l'Amérique, un peu moins positif… Mais vraiment, je me sens obligée d’écrire quelque chose sur le système de protection sociale américaine.

Pour se soigner aux US, on s'endette ou l'on meurt...
selon le reportage accablant de Michael Moore sur le système de protection sociale américain
Avant de venir ici, on me disait toujours que le système de protection sociale Américain était très mauvais et qu’il était difficile de se soigner ici. Pourtant au bout d'un an, et en posant des questions aux uns et aux autres, je me suis rendue compte que finalement le système semblait peu différent de celui de France. Tous les gens que je connaissais avaient une assurance, payée par leur entreprise, et allaient chez le médecin quand bon leur semblait. Mais hier, j’ai enfin découvert une autre réalité...
Tous les lundis, une assistante scolaire de l’ancienne école de Théo, vient à la maison pour l'aider en anglais. Michelle est célibataire, 28 ans, toute jolie, toute gentille. Nous sommes quasiment amies et comme je sais qu’elle a besoin d’argent, je lui ai demandé de donner des cours à Théo, ce qui m'arrange aussi.
Lundi, elle me raconte qu'elle ne se sent pas bien et que depuis quelques temps, elle a des crises d’asthme la nuit et mal aux bronches. Depuis les incendies, beaucoup de personnes sont atteintes de ces symptômes. Je lui ai naturellement demandé ce que le médecin lui avait prescrit. Et là, elle m’a répondu, que c’était trop cher pour elle et qu’elle ne pouvait pas y aller. Elle m'a expliqué que comme elle travaillait à mi-temps à l’école, elle n'avait pas droit à une protection sociale. Et évidemment, elle ne gagne pas assez pour s'offrir une visite chez le médecin, les examens et les médicaments !!! Je suis tombée de ma chaise... Voilà la faille du système de santé américain, il n'y a que ceux qui ont de l'argent qui peuvent se soigner et si l’on n’a pas de travail ou encore si l’on travaille à mi-temps, et bien, il est quasiment impossible de se faire soigner !!!

Tout le monde ne va pas se faire soigner au Cedars-Sinai Hospital
à Beverly Hills, l'hôpital des stars à LA...
Aux US, on peut bénéficier d'une excellente assurance sociale mais à condition d'avoir un plein emploi !!! C'est une façon pour le gouvernement de maintenir la croissance économique et de ne pas avoir de chômage. Mais le problème, c’est que tout le monde ne travaille pas à plein temps pour de multiples raisons...

C'est pas donner de se faire soigner
par le Docteur Doug Ross !!!
Voilà, je ne développerai pas sur le système de protection sociale américain… Simplement je trouve que nous avons bien de la chance en France, car qu’y a t-il de pire que de ne pouvoir se soigner quand on a en a besoin !!! A ce propos, je vous renvoie vers le film de Michael Moore SICKO qui traite du sujet.
Y a t-il au moins une aide pour les personnes dites « pauvres » ? Oui, bien sûr mais ce n’est pas l’Etat qui s’en occupe, mais la société elle-même, par le biais des associations caritatives, les fondations…. Mais le souci, c’est que beaucoup d’Américains soit achent cette pauvreté, soit sont au dessus du seuil de pauvreté.
Par exemple en ce moment, l’Amérique vit une grosse crise économique. Les américains se sont endettés, certains ne peuvent plus payer, mais la plupart continuent à vivre au dessus de leurs moyens, à rouler en gros 4x4, à faire du shopping et à accumuler les crédits… jusqu’à la catastrophe..

L'endettement est courant sous les palmiers...
J’ai toujours été sidérée par l’utilisation des cartes de crédit ici. En France, nous utilisons majoritairement notre carte bleue qui est débitée instantanément ou en fin de mois, et parfois des cartes de crédit (type cofinoga) qu’on peut utiliser occasionnellement en connaissant les risques !!! Ici, aux US, on n’utilise que les cartes de crédit !!! C’est une fierté d’avoir beaucoup de crédits…et plus vous avez de crédits, plus vous pouvez acheter de choses à crédit !!! Personne n’utilise de cartes de débit, personne n’a d'ailleurs d'argent de côté, il n’y a pas de fin de mois difficile, car tout le monde vit à crédit…
Je n'ai qu'une carte dite « débit » comme en France, et bien je peux vous dire que les commerçants la regardent toujours bizarrement. Ici ne pas utiliser une carte "credit" signifie que vous n'avez pas d'argent. Un comble non !!! Et comme je n’ai pas accumulé de « crédit », je ne peux rien acheter à crédit !!!
Oui, la société américaine marche sur un fil…Heureusement que les Américains sont optimistes et entrepreneurs. Ils sont capables en cas de crise, comme celle-ci, de tout quitter, de se remettre en question, de se convertir pour à nouveau pouvoir s'endetter et s’offrir cette société de consommation. Ainsi va l’Amérique… qui fait parfois bien peur à notre esprit français !
Sans transition aucune, et pour faire plaisir à mes petits loups en rentrant de l'école...et puis surtout pour annoncer la saison de Noël, voici mon chocolat chaud à l'américaine !!!
Think Hot Chocolate
Pour une tasse :
3 cuillères à soupe d'excellent chocolat
2 cuillères a soupe de sucre
3 cuillères à soupe de lait
Un peu de cannelle
Mélanger le tout dans une casserole. Faire chauffer et ajouter 150 ml de lait et 50 ml de crème fraîche. Verser et faire fondre des mini-marshmallows, parsemer de chocolat râpé. Hum, ça sent Noël...
Enjoy !
14 novembre 2007
American Girl...and Cranberries Bread
Lundi, c'était "Veteran's day" et les enfants n'avaient pas école. Nous avons alors décidé, avec une copine et ses enfants, d’aller à Los Angeles pour une petite journée spéciale mamans et enfants...
Au programme visite d'un musée étonnant, le « Discovery Museum de la Rancho La Brea ». Ce musée, en plein coeur de Los Angeles, a été construit autour de gisements de pétrole toujours actifs. Ces nappes de pétrole ont emprisonné, il y a des millions d'années, une faune incroyable datant de la préhistoire. On trouve dans ce musée une collection incroyable d’animaux, allant des minuscules insectes à de gigantesques mammouths. Étonnant...
Puis petite halte gourmande dans un énorme "farmers market", en plein centre Los Angeles Quel plaisir de retrouver de bons produits frais et surtout des magasins gastronomiques remplis de produits français : j'ai notamment racheté du thé Kusmi, car j’ai bien du mal à trouver du bon thé ici.
Puis nous sommes allées dans le quartier chic "the Grove" près de Hollywood pour une visite officielle du célèbre magasin "The American Girl Place"...
Depuis que nous habitons ici, j'entends beaucoup de mamans et de petites filles me parlaient de ces poupées mythiques, appelées, sans prétention, : "The American Girl". A Los Angeles, un magasin féerique et étonnant leur est entièrement consacré. J’étais alors toute contente que ma copine Connie propose de m'y emmener.
"The American Girl Place" est un énorme magasin, haut de trois étages, consacré uniquement aux poupées de la marque et à son environnement. Un show-room est réservé à chacune des 9 poupées qui représentent toutes une période spécifique de l’histoire de l’Amérique. A cela s'ajoute également une ligne de poupées « Just like you » pour une poupée à votre image...
Alors qu’ont-elles de particulier ces poupées-là ? Et bien, elles sont très belles, mais tout en restant des jouets et elles sont surtout politiquement correctes ! Elles peuvent tout aussi bien avoir la peau noire, les yeux bridés, les cheveux blonds, porter des lunettes... Elles ont des corps de vraies petites filles, et non pas des corps de mannequins, style poupée Barbie. Chacune des poupées à sa propre histoire personnelle, racontée dans un livre Des histoires de petites filles toujours courageuses, polies et parfaites….
Ces poupées-là ont été conçues par une maman en 1985 qui en avait assez de ne pas trouver des poupées de bonnes qualités, belles, bien élevées et éducatives (rien que ça !). Des poupées très moralistes, en quelque sorte, en opposition à l'invasion des Barbie ou Bratz,..., jugées trop vulgaires ou trop stéréotypées par bon nombre de familles américaines.
Revenons au magasin. Je peux vous dire que j’en suis tout de même restée bouche bée... Car ici on trouve sur trois étages, non seulement des poupées, des vêtements, des accessoires, mais aussi un vrai salon de coiffure pour les poupées tenu par de vrais coiffeurs, un hôpital plus vrai que vrai, un salon de thé pour que votre petite fille puisse prendre le thé ou déjeuner avec sa poupée, un cinéma où sont présentés les films mettant en scène les poupées...
Et ce n’est pas tout, on vous propose aussi, des "after school tea and theater", des ateliers de danse et de chant, des cours de cuisine... Tout pour être parfaite.
Be the women who make a difference tomorrow !!! Tel est le slogan du magasin. Bref, avec une telle poupée, votre fille ne sera jamais comme les autres, jamais aussi commune que Britney Spears ou Paris Hilton !!!
Des packages spéciaux vous permettent aussi d’offrir à votre princesse, "a special day at the American Girl Place". Au programme : un breakfast, avec thé et petits-fours servis dans de la belle vaisselle, l’enregistrement d’un cd, une séance photo avec votre poupée et des cadeaux. On peut bien évidemment organiser une "Birthday Party" très chic pour sa fille, ses copines et leurs poupées.
Pour en rajouter un peu, sachez qu'ils existent aussi à Los Angeles, des hôtels qui proposent des forfaits "American girl". Votre fille, sa poupée (et sa maman, tout de même) passeront une nuit dans une chambre luxueuse, remplie de produits de beauté pour la petite fille, de livres éducatifs, de petits biscuits et de lait, un lit pour la poupée et à disposition une voiture pour aller au magasin. Je vous épargne les tarifs.
Bref ici, vous avez de grandes chances de croiser Madonna et sa fille Lourdes et toutes les mamans fashion victims de Los Angeles !! Aujourd'hui, on se doit de posséder une « American girl ». C’est un signe de reconnaissance impitoyable. Le phénomène fait un tabac auprès des filles de 8 et 10 ans qui s’identifient totalement à leur poupée. Elles s’achètent d’ailleurs les mêmes vêtements que leur poupée !!!
Vous seriez surpris de voir toutes ces filles de 10-12 ans se promener dans les rues de Los Angeles, sans complexe avec leurs « American girl » dans les bras et des sacs rouges à la main. Je ne pense pas qu’en France, l'on voie beaucoup de filles de cette âge se promener avec une poupée !!! Côté porte-monnaie, pour une poupée basique, il faudra débourser au minimum 90 dollars et 30 dollars pour les vêtements !!!
Bon, je l'avoue, j'ai craqué... Dans quelques jours ce sera l'anniversaire d'Apolline (bonne excuse) et j'ai acheté une "American Girl" pour ma princesse. Nous avons choisi « Julie », une jolie blonde aux yeux marron et cheveux long des années 70 !!! Apolline ne l'a quitte plus...et moi je prends un plaisir fou à la coiffer.
...Mais pour vous rassurer, j'ai quand même honte de mettre laisser envoûter par la magie des lieux et d'avoir un peu oublier le prix exhorbitant... Bon on mangera des pâtes pendant un mois…
et un Cranberry bread...
Ce qu'il faut
500 g de farine
100 g de sucre
10 g de levure
1 c. café de sel
30 g de beurre
1 c. soupe de zeste d`orange
200 g de cranberries fraîches coupées en deux
1 tasse de noix hachées(facultatif)
100 ml d'eau
60 ml de jus d`orange
1 œuf
Préchauffer le four à 180 °. Mélanger la farine, sucre, levure et sel. Couper le beurre dans le mélange à l’aide d’un couteau à pâtisserie. Incorporer les zestes, les cranberries et les noix. Mélanger dans un autre récipient l’eau, le jus d’orange et l’œuf. Ajouter au premier mélange. Mélanger juste un peu pour mouiller les ingrédients secs et les fruits. Cuire 1 heure dans un moule à cake beurré et fariné.
Allez je retourne jouer à la poupée !
10 novembre 2007
Thanksgiving is coming soon !

Notre cornocupia, un symbole de Thanksgiving...
Si les dernières semaines ont été marquées par la préparation d’Halloween, celles de maintenant sont consacrées à une grande fête américaine : Thanksgiving. Cette année, ce sera le jeudi 21 novembre et le vendredi sera également férié. Un long week-end que les Américains consacrent à la famille. Thanksgiving aux US, est un moment particulier de remerciement, comme son nom l’indique, de générosité, de rassemblement familiaux et de repas de fête.
Allez un peu d'histoire (mais vous pouvez zapper au paragraphe suivant !!). Il faut retourner en 1620 pour retrouver l’origine de cette fête. Pour fuir les persécutions religieuses en Angleterre, une centaine de pèlerins, les "Pilgrims", sont partis sur un petit bateau, le Mayflower, vers la Hollande, puis vers le nouveau monde, l’Amérique. Deux mois plus tard, ils sont arrivés à Plymouth dans le Massachusetts. Une terre où personne ne semblait habiter. Ils ont alors passé un premier hiver dévastateur qui emporta la moitié des pèlerins. C’est alors que les "Indians" sont venus à leur rencontre, leurs ont offert de la nourriture et surtout leur ont apprit à pêcher, chasser et cultiver du maïs. La première récolte fut alors une réussite. Les pèlerins ont alors décidé de fêter cette moisson avec les Indiens pendant plus de 3 jours… Ce fut Thanksgiving et surtout le début du peuplement de l’Amérique (aux dépens des Indiens !).
On comprend pourquoi les américains sont tant attachés à cette fête qui rappelle tant l’histoire de l’Amérique et surtout des Américains. Des hommes qui un jour ont décidé de tout quitter pour s’installer sur une terre où tout était encore possible et qui a su offrir ses richesses. Aujourd’hui, cet esprit de conquête, de peuples de toutes nationalités, de liberté, de persévérance perdure dans la mentalité des Américains.
On peut tout juste nuancer cette réussite en rappelant que ce jour représente aussi pour les Indiens, la destruction de leur continent et le point de départ des guerres indiennes. Mais c’est une autre histoire...

A l'école, on fait même des maths sur le thème de Thanksgiving !
Dans toutes les écoles, en ce moment, on rappelle cette histoire et l’on travaille dans toutes les matières sur le thème : en science, en math, en anglais.... La semaine prochaine, j'irai dans la classe pour faire des "Turkey cupcakes with cookies, frosting and candy". Je ne traduis pas, tout simplement parce que je trouve que "Turkey" sonne mieux que "Dinde" !!!
Aujourd’hui Thanksgiving est peut-être une des fêtes auxquelles les Américains sont le plus attachés. C’est une fête familiale où l’on se retrouve autour de grands dîners, de cuisines odorantes et de grands placards à provisions pleins de bonnes choses, mais c'est aussi une fête religieuse avec messes et prières et partage. Vous avez peut-être déjà vu l'esprit dans les films, comme celui de Woody Allen « Hannah et ses sœurs » qui commence est fini autour du repas de thanksgiving.
Tout ça pour vous dire qu’à Thanksgiving, les familles, souvent éclatées aux quatre coins des Etats-Unis, se retrouve pendant ces quatre jours. Quatre jours où l’on reste ensemble dans la cuisine, où l’on mange, où l’on va aussi partager avec le plus pauvres, les malades…Thanksgiving c’est vraiment le retour à l’esprit de famille américain qu’ils ont parfois oublié.
Le repas de « Thanksgiving » est traditionnellement composé d'une énorme dinde dorée et farci (mélange de beurre, de pain, d’oignons, céleri, herbes aromatiques) à préparer soi–même ou à acheter tout-fait, sous le nom de « turkey stuffing ».

Une Turkey, chaque année, à la Maison Blanche ! No comment...
Aux États-Unis, plus de 40 millions de dindes sont dégustées durant cette fin de semaine ! La dinde est acoompagnée de la fameuse sauce aux cranberries (que je ne traduis pas par canneberges, car c'est différent) faite-maison avec des baies fraîches ou "catastrophe" achetée en gelée !!!

La "jellied cranberry sauce"...oui...berk !!!
La fameuse sauce cranberries peut avoir une consistance liquide ou alors avoir la consistance d’une gelée que l’on coupe en tranches, la "jellied cranberry sauce". On sort alors le cylindre gélifié et on la coupe en tranches. Personnellement ça me dégoûte et en plus c’est hyper sucré. Par contre faire soi-même sa petite sauce aux cranberries c’est meilleur et hyper symple (faire boullir eau + sucre + cranberries) et ça accompagne délicieusement la volaille et la purée.
Alors sur la table, on retrouve aussi de la purée de patate douce avec du sucre (!) et du beurre et de la purée de pommes de terre... Pour le dessert, on déguste la traditionnelle pumpkin pie et l'apple pie, la tarte aux noix de pécan...
Beaucoup d'éléments symbolisent cette fête : la Turkey, la Pumpkin et la Cornocupia. On retrouve ces symboles sur les drapeaux, les assiettes, les serviettes, les objets de décoration... La cornocupia, signe d'abodance, est symbole mythologique qui fait une allusion à la corne d'abondance qui ornait le front de la chèvre qui nourrit Zeus dans son enfance.
Pour finir, pas de recette de dinde, ni encore de pumkin-pie, ni de purée, mais je vais commencer par une recette toute simple à base de cranberries. Car il faut que je vous dise, je suis totalement addict des cranberries. Alors une petite Cranberry Salad et devinez le thème de mon prochain post : la cranberry. Un fruit que j'adore... mais à ne pas consommer nature !!!
Cranberry salad
Pour la vinaigrette :
3 cuillères à soupe d'huile d'huile d'olive
50 g de cranberries fraîches ou surgelées
1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre
1 cuillère à soupe d'eau
Sel, poivre et un peu de sucre (la cranberry est très amère !!!)
Mettre tous les ingrédients au blender jusqu'à ce que le mélange soit onctueux. On peut garder la sauce 4 semaines au frigo.
Pour la salade
Préparer une salade, ajouter du bleu, des cubes de fruits (j'avais mis de la pêche en boîte), des cranberries sèches, des noix de pécan toasté, des noix, des graines de tournesols et napper de sauce cranberry...
C'est délicieux et si vous n'avez pas de cranberries, essayer avec d'autres fruits rouges congelés ou frais, mais le charme de cette salade se trouve dans ce fabuleux mélange d'amertume, propre à la cranberry, et du sucré...
04 novembre 2007
Surf City and Banana bread
Hier nous étions à Huttington Beach, vous connaissez ? C’est une station balnéaire qui se trouve à une vingtaine de minutes d’ici, en allant vers Los Angeles au nord. Le paradis des surfeurs...

Succombez-vous au charme des surfeurs ?
Huttington beach a la renoméée d’être la « Surf city » avec des vagues uniques, non pas géantes, mais régulières et idéales pour les surfeurs.
C'est ici que se déroulent les championnats du monde de surf chaque été. La ville est communément appelée "Surf City" en raison de cet événement, mais aussi de son histoire et de la culture surf qui y est née. Une webcam filme ici, en permanence la performance des surfeurs et la retransmet en direct sur écran géant dans de nombreux magasins de surfs ou de restaurants branchés de la Californie dus sud. Le centre-ville possède de nombreuses boutiques de surf, des restaurants et des bars, c’est une ville très jeune et sportive. De très nombreux skateboarders professionnels se sont également installés dans cette ville.
Huntington Beach possède des plages immenses et la plus grande jetée "pier" de la côte ouest des États-Unis. La ville est également une destination populaire pour le kitesurf qui se pratique sur la plage.
On dit aussi, que l’on trouve ici les meilleurs maîtres nageurs sauveteurs "life guards" du monde !!!
J'aime bien cette ville à l'image de la Californie surfeuse, branchée et sportive qui nous rappelle certains feuilletons !!!

Et qui se la joue encore starlette sur les plages de Californie ???
Banana bread
Starlette oui, mais aussi cuisinière...Encore un gâteau préparé par mon Apolline qui ne me laisse plus faire la cuisine tranquille !!!
Ce qu'il vous faut :
400 g de farine
10 g de levure
1/2 cuillère à café de sel
3 bananes
80 g de sucre
70 ml dhuile
2 oeufs
2 culillère à café de vanille
Préchauffer le four à 180 °. Graisser un petit moule à cake. Dans un bol moyen, mélanger avec une cuillère en bois la farine, la levure et le sel. Dans un bol plus grand, écraser les bananes à la fourchette. Ajouter le sucre, l'huile, les oeufs et la vanille et mélanger avec la cuillère en bois. Ajouter la farine dans le mélange de la banane et mélanger légérement pour imbiber la farine, comme pour des muffins. Mettre dans le moule et cuire 40 minutes, jusqu'à ce que la lame d'un couteau en ressorte propre. On peut le manger tel quel, mais j'avoue qu'avec un coulis de sauce au chocolat, c'est trop bon !!!
Peanut Butter à vendre...
Halloween fut évidemment une très belle soirée. Après la maison hantée, le "trick or treat" dans le quartier, nous avons rejoint les copains un peu plus loin pour un "trick or treat" en bande, bien plus rigolo pour se faire peur... et qui a tout de même duré plus de deux heures !!!
Je suis toujours épatée par l’investissement des Américains dans cette fête. Hélas, mes photos de nuit ont encore raté (à l'aide Claude !!!).
...Dans cette maison, c’est une maman habillée superbement en "sleeping beauty" qui a accueilli les enfants, là, c’est une sorcière mangeant sa soupe dehors qui attendait les enfants en ricanant, là encore une maison hantée avec des hurlements partout. Bref le spectacle est formidable de nuit, car on ne sort qu’à la nuit tombée, bien sûr ! Pour Théo, ce fut son plus bel halloween, a-t-il dit !
Ah oui, le "trick or treat" a bien marché... Des bonbons, ils en ont eu... Trop... beaucoup sont au "peanut butter" et personne n'aime (ouf pour les dents). Je t'envoie des "reeves" Lise ???



































































