Il y a bien longtemps que je n’ai pas écrit (sorry)... mais tout va bien (vos petits messages d'inquiétudes vont droit au coeur)...et nos Aventures Californiennes continuent...mais peut-être avais-je un peu moins l'envie de raconter, ce qui est devenu au fil du temps, notre quotidien.

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Quand j’ai commencé à écrire ce blog en Mars 2007, c’était  pour répondre à un besoin fort de décrire tout ce que je découvrais, tout ce que je voyais, tout ce qui m’étonnait… Ma tête était tellement pleine d'images qu'il me fallait partager...

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Aujourd’hui, même si je reste dans l’étonnement ou l’émerveillement, ces Aventures Californiennes sont devenues notre "routine"…

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Alors parfois quand j'écris, je me sens un peu exhibitionniste, j'ai l'impression d'être trop positive, de ne montrer qu'une vision des choses, bref d'être trop comme-ci  et pas assez comme-ça. Mais il es vrai que j'aime l'endroit où je vis, alors je ne vois que les bons côtés...mais finalement, un blog n'est pas un traité de sociologie, c'est tout juste un journal de bord...

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Je me suis rendue compte aussi que j'avais tendance à tout comparer avec la France, ce qui n'est pas forcément une chose à faire, même si l'on n'y échappe pas. Les Etats-Unis ne sont pas la France et la France n’est pas les Etats-Unis. Aucun de ces deux pays n'est meilleur que l'autre, ils sont juste différents.

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Il est vrai que pour moi : "Southern California is the place to be". Elle l'est parce que vivre en Californie était un rêve qui remonte à une vingtaine d’années. Un rêve que j'ai parfois abandonné, mais que j'ai toujours gardé au fond de moi...et il aura fallu attendre plus de quinze années, pour qu'un beau jour ce rêve puisse se réaliser...

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Je reçois de nombreux mails de lecteurs de "7 à 77 ans " qui me disent combien ils rêvent de vivre ce que je vis et me demandent des conseils, voire des combines… Je n'ai hélas pas vraiment de conseils à donner, si ce n'est de croire en ses rêves et s'ouvrir à toutes les opportunités....

If you dream it, you can do it.

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Les Etats-Unis ont la réputation d’ouvrir leur frontière à tous, pourtant, on ne peut pas espérer partir du jour au lendemain pour s'installer sous le soleil californien. En effet, cela peut prendre quelques années.… Il faut d'abord  trouver un visa. Il y a pléthores de sites, plus ou moins officiels, qui vous détailleront en long et en large, quel visa demander et comment l'obtenir....  Les visas les "plus faciles" à obtenir sont les visas non-immigrants : B1, J, E3, L, J... mais ses visas ont une durée précise et ne sont donnés que pour des situations bien particulières. Quant aux visas immigrants, ils ne sont obtenus que si vous êtes sponsorisés par de la famille américaine ou par une entreprise Américaine...

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L’essentiel des expatriés que je connais ici, sont arrivés avec un visa non-immigrant, bien souvent de type "L". C'est à dire que c'est une entreprise française, pour laquelle ils travaillaient en France, qui les a envoyée travailler dans une de leur compagnie installée aux US. Environ 90 % de cela repartent en France au bout de 3 ou 5 ans, et un petit pourcentage réussit à obtenir une green-card et peuvent rester ici.

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Il y a aussi ceux, plus aventuriers, qui  sont venus ici avec  un visa entrepreneur, un solide dossier de création d’entreprise et d'emplois et surtout avec beaucoup de dollars en poche. Certains de ces entrepreneurs ont fait fortune, mais la plupart repartent en ayant cependant vécu une superbe expérience. Et puis, il  y aussi les visas étudiants, les visas au pair….et du côté des visas immigrants, ce sont surtout ceux qui  ont épousé un citoyen Américain ;-)... Bref on peut toujours trouver un visa si l'on cherche bien, mais il faudra être patient et surtout ne pas se décourager, car la chasse aux visas est un long parcours du combattant et d'autant plus aujourd'hui avec la crise économique qui frappe si fortement les Etats-Unis.

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Le visa en poche, tout n'est pas gagné non plus... Quitter son pays, embarquer sa petite famille ou son conjoint, n’est pas aussi simple que ça. Il faut vraiment le vouloir et être prêt à renoncer à beaucoup de choses, à être humble, à être prêt à repartir à zéro, à abandonner une partie de sa famille, ses amis, ses attaches, ses points de repêre... Il faut aussi être prêt à vivre dans l'instant présent, en oubliant le passé et peut-être le futur, car rien n'est plus incertain que la vie dans un pays qui n'est pas le votre…

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Mais je mentirais si je ne disais pas que partir (quand on le veut), c’est aussi avoir l’impression de vivre plus… Oui c’est une chance de vivre à l’étranger, ici ou ailleurs…. Une chance de pouvoir s’ouvrir à un monde nouveau, de fuir l’ennui et la routine et finalement de renaître un peu chaque jour…

“Partir, c’est mourir un peu, mais rester, c’est crever doucement....” disait Gilles Veber

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Voilà, je suis revenue avec un petit post de transition, un petit post en réponse à tous ceux qui croient en l'"American dream" et qui ont bien raison…. Même si je n’ai pas vraiment répondu aux questions que l'on me pose, je crois vraiment que la seule chose à dire, c'est qu'il faut croire en ses rêves, même s'il semble impossible de pouvoir les réaliser dans l'instant présent....

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Et pour "fêter mon retour", une petite recette que m'a donnée une maman d'origine New-Zealandaise lors d'une fête internationale à l'école d'Apolline "Friends around the world". Le Pavlovla cake, qui n'est ni plus ni moins qu'une meringue, mais avec un intérieur à la consistance de marshmallow, de la crème fouettée et des fruits...Yummy! Ce gâteau New Zealandais a été créé en l'honneur de la ballerine Russe Anna Pavlova de passage en New-Zealand.

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Pavlova cake

4 blancs  d'oeufs
200 (1 cup) grammes de sucre
1 cuillère à café de vinaigre blanc
1 / 2 cuillère à soupe de maizena / cornstach

Crême fouettée :
1 tasse (240 ml) de crème épaisse
1 1 / 2 cuillères à soupe (20 grammes) de sucre
1 / 2 cuillère à café d'extrait de vanille pure
Les fruits frais que vous aimez - kiwi, fraises, framboises, mûres, fruits de la passion, pêches, ananas...

Préchauffer le four à 130 ° (250° F). Etaler une feuille de papier sulfurisé sur une plaque de cuisson, dessiner un cercle de 18 cm (7 inch).

Dans un bol, battre les blancs d'œufs en neige jusqu'à ce qu’ils fassent des « pics mous ». Ajouter le sucre, une cuillerée à la fois, et continuer de battre jusqu'à ce que le sucre ne fasse plus de grains. Arroser doucement de vinaigre et de fécule de maïs sur le dessus des blancs, et mélanger doucement avec une spatule de caoutchouc. Etaler doucement les blancs sur l'intérieur du cercle tracé sur le papier sulfurisé, lisser les bords, en s'assurant que les bords de la meringue soient légèrement plus élevés que le centre.

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Cuire pendant 1 heure 15 minutes, ou jusqu'à ce que l'extérieur soit sec et prenne une couleur crème très pâle. Éteindre le four, laisser la porte légèrement entrouverte, et laissez refroidir la meringue dans le four. L'extérieur de la meringue doit être ferme au toucher, mais en refroidissant, vous aurez un peu de fissures, et vous verrez que l'intérieur est comme du  marshmallow. Juste avant de servir, placer délicatement la meringue sur un plat.

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Battre la crème épaisse, le sucre et la vanille avec votre batteur électrique jusqu'à formation de pics mous. Sucrez avec le sucre et la vanille. Mettre doucement la crème fouettée dans le centre de la meringue. Disposez les fruits au-dessus de la crème. Servir immédiatement....

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...et pour finir un petit clin d'oeil, pour vous montrer à quoi je joue quand je n'écris pas sur mon blog !