19 avril 2009
Aloha From Maui...
Pour Springbreak, nous nous sommes à nouveau envolés vers Hawaii sur l'île de Maui...
Rien de neuf sous les tropiques, depuis mes posts de l'an dernier...même si, j'ai encore deux ou trois petites choses à raconter...
Aller à Hawaii, et particulièrement à Maui, c’est avoir sous les yeux de nombreux clichés paradisiaques : les couchers de soleil, les plages de sable blanc (ou noir), les tortues sauvages, les fleurs, les fruits, les palmiers, le snorkelingsnorkeling, le surf, les cocktails, les bons restaurants, le Ukulele, les chemises hawaiiennes…
...Hawaii, c'est aussi pour moi, une cuisine extrêmement savoureuse et riche de ses influences asiatiques, polynésiennes, portugaises, américaines et locales...
Ici, les Poissons du Pacifique sont de tous les menus. Parfaitement cuisinés et accompagnés de sauces aux fruits tropicaux, de légumes frais et de riz aux noix de Macadamia, ils sont incontournables...
Le Mahimahi a une saveur délicate presque sucrée. Le Ahi est traditionnellement utilisé pour le sashimi et les autres préparations de poisson cru. Le Opah, ou "moonfishmoonfish", riche et gras, est généralement grillés ou fumés. Le Ono qui signifie "bon à manger" en Hawaiien, est poché... Mais le poisson le plus «famous», pour parler franglais comme ma fille, c'est le Humuhumunukunukuapuaa… Repeat, please!…
humuhumunukunukuapuaa…
Ce poisson est un des emblèmes de Hawaii. Il est parfois pêché pour sa chair, mais surtout pour l'aquariophilie. On le croise facilement quand on nage sous l’eau avec masque et tuba… Et si vous avez une fille fan de High School Musical 2, vous avez sûrement entendu Sharpey chanter humuhumukunukuapuaa...
Bon, je pourrais aussi vous parler des Fruits tropicaux, de la noix de coco et des bienfaits de son lait sur (m)es rides (...) ou encore des Mai Tai, Mojito, Daiquiri, Tequila Sunrise, Margarita...
...mais finalement, je vais vous parler du Ukulele, l'Instrument de musique le plus populaire à Hawaii sur la plage, dans les restaurants, les rues...
...Hawaii ne serait pas Hawaii sans le Ukulele...et pourtant il n’est pas d’origine Hawaiienne...
...Le Ukulele est arrivé en 1879 sur un bateau à Honolulu. Ce sont les immigrants portugais venus des îles de Madère pour travailler la canne à sucre qui, débarquant après quatre mois de voyage sur cette belle île, prirent l’habitude de jouer dans les rues d’un instrument à cordes, connu sous le nom de cavaquiho. Les Hawaiiens furent tout de suite conquis par le son de cet instrument et impressionnés par la vitesse à laquelle les Portugais jouaient. C’est ainsi qu’ils appelèrent l’instrument Ukulele qui se traduit par "saut de puces".
Petit à petit, les Hawaiens se prirent de passion pour cette guitare portable et facile à jouer. Le roi de l’époque, King David Kalakaua, fut totalement conquis par l’instrument, appris à en jouer et fabriqua son propre ukulele qui devint alors l’instrument de tout le royaume.
A la fin des années 1800, la popularité de l’instrument s’imposa grâce aux Portugais qui se mirent à fabriquer sur place l’instrument et à donner des leçons, presque tous les amoureux de la musique Hawaiienne jouaient du Ukulele.
Dans les années 20, les Waikiki Beachboys qui travaillaient sur les plages et les hôtels de luxe se mirent à chanter leurs chansons hawaïennes en s’accompagnant du ukulele… Le mythe Hawaiien s'amplifia...
Aujourd'hui, le ukulele est toujours aussi populaire à Hawaï. De nombreux fabricants de ukulele ont de longs carnets de commandes. Un ukulele de haut de gamme et sur mesure, peut coûter des milliers de dollars...mais on en trouve aussi pour les touristes à 10 dollars ! Ringard le ukulele , pas vraiment, écoutez !
La chemise Hawaiienne...Si en Californie, je suis toujours stupéfaite et amusée de voir à quel point les hommes de tout âge aiment la porter, ici évidemment, on trouve ça naturel et on y prend vite goût.. D'ailleurs, cette année, je me suis même achetée une petite robe Hawaiienne chez Tommy Bahama...
Même si Hawaii est le lieu de villégiature préféré des Californiens, le tourisme y est en chute libre...crise Américaine oblige...
Même si Obama, natif de l'île de Ohau, a tenté de relancer le tourisme en venant deux fois fois sur l'île depuis, son élection...
...Bon les vacances sont finies, retour en Californie...et une température de 38° c...
07 avril 2009
Southern California, the place to be...and Pavlova.
Il y a bien longtemps que je n’ai pas écrit (sorry)... mais tout va bien (vos petits messages d'inquiétudes vont droit au coeur)...et nos Aventures Californiennes continuent...mais peut-être avais-je un peu moins l'envie de raconter, ce qui est devenu au fil du temps, notre quotidien.
Quand j’ai commencé à écrire ce blog en Mars 2007, c’était pour répondre à un besoin fort de décrire tout ce que je découvrais, tout ce que je voyais, tout ce qui m’étonnait… Ma tête était tellement pleine d'images qu'il me fallait partager...
Aujourd’hui, même si je reste dans l’étonnement ou l’émerveillement, ces Aventures Californiennes sont devenues notre "routine"…
Alors parfois quand j'écris, je me sens un peu exhibitionniste, j'ai l'impression d'être trop positive, de ne montrer qu'une vision des choses, bref d'être trop comme-ci et pas assez comme-ça. Mais il es vrai que j'aime l'endroit où je vis, alors je ne vois que les bons côtés...mais finalement, un blog n'est pas un traité de sociologie, c'est tout juste un journal de bord...
Je me suis rendue compte aussi que j'avais tendance à tout comparer avec la France, ce qui n'est pas forcément une chose à faire, même si l'on n'y échappe pas. Les Etats-Unis ne sont pas la France et la France n’est pas les Etats-Unis. Aucun de ces deux pays n'est meilleur que l'autre, ils sont juste différents.
Il est vrai que pour moi : "Southern California is the place to be". Elle l'est parce que vivre en Californie était un rêve qui remonte à une vingtaine d’années. Un rêve que j'ai parfois abandonné, mais que j'ai toujours gardé au fond de moi...et il aura fallu attendre plus de quinze années, pour qu'un beau jour ce rêve puisse se réaliser...
Je reçois de nombreux mails de lecteurs de "7 à 77 ans " qui me disent combien ils rêvent de vivre ce que je vis et me demandent des conseils, voire des combines… Je n'ai hélas pas vraiment de conseils à donner, si ce n'est de croire en ses rêves et s'ouvrir à toutes les opportunités....
If you dream it, you can do it.
Les Etats-Unis ont la réputation d’ouvrir leur frontière à tous, pourtant, on ne peut pas espérer partir du jour au lendemain pour s'installer sous le soleil californien. En effet, cela peut prendre quelques années.… Il faut d'abord trouver un visa. Il y a pléthores de sites, plus ou moins officiels, qui vous détailleront en long et en large, quel visa demander et comment l'obtenir.... Les visas les "plus faciles" à obtenir sont les visas non-immigrants : B1, J, E3, L, J... mais ses visas ont une durée précise et ne sont donnés que pour des situations bien particulières. Quant aux visas immigrants, ils ne sont obtenus que si vous êtes sponsorisés par de la famille américaine ou par une entreprise Américaine...
L’essentiel des expatriés que je connais ici, sont arrivés avec un visa non-immigrant, bien souvent de type "L". C'est à dire que c'est une entreprise française, pour laquelle ils travaillaient en France, qui les a envoyée travailler dans une de leur compagnie installée aux US. Environ 90 % de cela repartent en France au bout de 3 ou 5 ans, et un petit pourcentage réussit à obtenir une green-card et peuvent rester ici.
Il y a aussi ceux, plus aventuriers, qui sont venus ici avec un visa entrepreneur, un solide dossier de création d’entreprise et d'emplois et surtout avec beaucoup de dollars en poche. Certains de ces entrepreneurs ont fait fortune, mais la plupart repartent en ayant cependant vécu une superbe expérience. Et puis, il y aussi les visas étudiants, les visas au pair….et du côté des visas immigrants, ce sont surtout ceux qui ont épousé un citoyen Américain ;-)... Bref on peut toujours trouver un visa si l'on cherche bien, mais il faudra être patient et surtout ne pas se décourager, car la chasse aux visas est un long parcours du combattant et d'autant plus aujourd'hui avec la crise économique qui frappe si fortement les Etats-Unis.
Le visa en poche, tout n'est pas gagné non plus... Quitter son pays, embarquer sa petite famille ou son conjoint, n’est pas aussi simple que ça. Il faut vraiment le vouloir et être prêt à renoncer à beaucoup de choses, à être humble, à être prêt à repartir à zéro, à abandonner une partie de sa famille, ses amis, ses attaches, ses points de repêre... Il faut aussi être prêt à vivre dans l'instant présent, en oubliant le passé et peut-être le futur, car rien n'est plus incertain que la vie dans un pays qui n'est pas le votre…
Mais je mentirais si je ne disais pas que partir (quand on le veut), c’est aussi avoir l’impression de vivre plus… Oui c’est une chance de vivre à l’étranger, ici ou ailleurs…. Une chance de pouvoir s’ouvrir à un monde nouveau, de fuir l’ennui et la routine et finalement de renaître un peu chaque jour…
“Partir, c’est mourir un peu, mais rester, c’est crever doucement....” disait Gilles Veber
Voilà, je suis revenue avec un petit post de transition, un petit post en réponse à tous ceux qui croient en l'"American dream" et qui ont bien raison…. Même si je n’ai pas vraiment répondu aux questions que l'on me pose, je crois vraiment que la seule chose à dire, c'est qu'il faut croire en ses rêves, même s'il semble impossible de pouvoir les réaliser dans l'instant présent....
Et pour "fêter mon retour", une petite recette que m'a donnée une maman d'origine New-Zealandaise lors d'une fête internationale à l'école d'Apolline "Friends around the world". Le Pavlovla cake, qui n'est ni plus ni moins qu'une meringue, mais avec un intérieur à la consistance de marshmallow, de la crème fouettée et des fruits...Yummy! Ce gâteau New Zealandais a été créé en l'honneur de la ballerine Russe Anna Pavlova de passage en New-Zealand.
Pavlova cake
4 blancs d'oeufs
200 (1 cup) grammes de sucre
1 cuillère à café de vinaigre blanc
1 / 2 cuillère à soupe de maizena / cornstach
Crême fouettée :
1 tasse (240 ml) de crème épaisse
1 1 / 2 cuillères à soupe (20 grammes) de sucre
1 / 2 cuillère à café d'extrait de vanille pure
Les fruits frais que vous aimez - kiwi, fraises, framboises, mûres, fruits de la passion, pêches, ananas...
Préchauffer le four à 130 ° (250° F). Etaler une feuille de papier sulfurisé sur une plaque de cuisson, dessiner un cercle de 18 cm (7 inch).
Dans un bol, battre les blancs d'œufs en neige jusqu'à ce qu’ils fassent des « pics mous ». Ajouter le sucre, une cuillerée à la fois, et continuer de battre jusqu'à ce que le sucre ne fasse plus de grains. Arroser doucement de vinaigre et de fécule de maïs sur le dessus des blancs, et mélanger doucement avec une spatule de caoutchouc. Etaler doucement les blancs sur l'intérieur du cercle tracé sur le papier sulfurisé, lisser les bords, en s'assurant que les bords de la meringue soient légèrement plus élevés que le centre.
Cuire pendant 1 heure 15 minutes, ou jusqu'à ce que l'extérieur soit sec et prenne une couleur crème très pâle. Éteindre le four, laisser la porte légèrement entrouverte, et laissez refroidir la meringue dans le four. L'extérieur de la meringue doit être ferme au toucher, mais en refroidissant, vous aurez un peu de fissures, et vous verrez que l'intérieur est comme du marshmallow. Juste avant de servir, placer délicatement la meringue sur un plat.
Battre la crème épaisse, le sucre et la vanille avec votre batteur électrique jusqu'à formation de pics mous. Sucrez avec le sucre et la vanille. Mettre doucement la crème fouettée dans le centre de la meringue. Disposez les fruits au-dessus de la crème. Servir immédiatement....
...et pour finir un petit clin d'oeil, pour vous montrer à quoi je joue quand je n'écris pas sur mon blog !








































